Le système des parrainages permet-il de protéger les valeurs républicaines ?


L'un des objectifs poursuivi par le système des parrainages est notamment d'éviter les candidats fantaisistes ou extrémistes. Il faut ainsi obtenir le soutien de 500 citoyens à qui des français ont déjà confié une fonction élective.

Or il semble que ce système ne fonctionne pas. Cette assertion semble être vérifiée tant en regard des candidats ayant obtenu leurs parrainages, qu'en regard de ceux ne les ayant pas obtenus.

Ainsi, on observe que des candidats comme Poutou ou Cheminade ont obtenu leurs parrainages en dépit de la violence et du caractère insensé de leurs propositions.

On observe également que, sur les 10 candidats ayant obtenu leurs parrainages, au moins 5 ou 6 d'entre eux* ne sont pas républicains ou s'éloignent des valeurs de la République (remise en cause de certains Droits de l'Homme comme le droit de propriété, idéologie fondée sur la haine de l'autre - notamment parce cet autre aurait connu une certaine réussite professionnelle- ou affirmation répétée d'une admiration pour des régimes dictatoriaux).

A l'inverse, certains candidats très sérieux n'ont pas obtenu les parrainages nécessaires. Ainsi, des candidats comme Dominique de Villepin ou Corine Lepage n'ont pas pu se présenter à l'élection présidentielle, alors que leur attachement aux valeurs de la République ne fait aucun doute, alors qu’ils ont démontré dans leurs expériences passées leur sérieux et leur compétence, et enfin qui ont développé une vraie réflexion (surtout concernant Corinne Lepage).

Une règle qui empêche des candidats sérieux de se présenter, mais qui permet à des candidats fantaisistes ou haineux de se présenter doit-elle être conserver ?
* * *

* Les candidats s'éloignant ou refusant les valeurs démocratique et républicaines sont :

- Nathalie Arthaut : qui se réclame du Trotskysme, mouvement non démocratique - dont la seule mise en œuvre entre 1917 et 1924 en Russie a entraîné des millions de morts du fait notamment de la suppression de la démocratie balbutiante, la guerre civile, la famine, l'épuration ethnique, raciste et sociale, etc. ;

- Poutou : qui se réclame également du Trotskysme, qui a fondé sa campagne sur la haine de l'autre et les slogans populistes ;

- Cheminade : qui se réclame de Lindon Larouche, militant d'extrême droit américain ; cela montre une nouvelle fois le lien ontologique qui existe entre l'extrême gauche et l'extrême droite ;

- Mélenchon, qui a fondé sa campagne sur la haine et des slogans populiste, comme le "dégage" qui s'inspire des mouvements fascistes islamistes qui ont pris le pouvoir dans les pays arabes, qui a répété son admiration pour le régime fasciste d'Hugo Chavez ou la dictature génocidaire de Chine socialiste ;

- Eva Joly : qui a également fondé sa campagne sur la haine de l'autre et des slogans populistes ; ce matin, elle a même refusé expressément de parler de son projet présidentielle (alors qu'elle était questionnée sur ce sujet), et a préféré se lancer dans une diatribe violente et proférer des accusations populistes contre Nicolas Sarkozy ;

- Marine Le Pen : issue d'un mouvement ayant à maintes reprises exposé des thèses proches de l'extrême droite du milieu du XX siècle.

Comments

Anonymous said…
Comment distinguer les candidats qui utilisent le prétexte des manques de voix et ceux qui ne les ont vraiment pas obtenues ?

vous évoquez Galouzeau de Villepin, mais n'était-ce pas un magnifique prétexte pour une élection perdue d'avance ?

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