Quel pays va sortir de l'Euro le premier ?


Greeks burning a German flag: From Der Spiegel

Certains évoquent la sortie de la Grèce de l’euro d’ici cet été si les élections sont défavorables ou dans les mois qui suivent si la population se révolte… Mais la grande peur en France c’est le risque de “contagion”. Après la Grèce, c’est le Portugal puis le trio Espagne-Italie-France. C’est alors que l’on introduit dans le débat la création de l’euro du nord et l’euro du sud.

Aujourd’hui les discussions se grippe entre la France et l’Allemagne. La France ambassadrice des pays avec une économie déclinante souhaite des mesures de dernier espoir avec une relance par la consommation type Keynésienne malgré l’ouverture des frontières.

L’Allemagne dans une situation économique moins délicate préfère une relance par l’offre et les réformes structurelles complétées par cette politique de grands travaux européens (Europeen investment bond).

Cet écart de position et de modèle économique n’est pas uniquement de l’affichage. Les divergences portent aussi sur la politique de soutien à la Grèce.

En effet la France et les pays en difficultés craignant probablement de se retrouver dans cette situation ou de voir leurs taux augmenter après la disparition de la Grèce souhaite un soutien absolue quelque soit le cout.

L’Allemagne préfère poser certaines conditions. Les Grecs montrent leur désarroi envers leur sauveur...

On peut se demander si c’est vraiment la Grèce qui va sortir de l’euro en premier… L’Allemagne devient un candidat à la sortie de plus en plus plausible.


Comments

Anonymous said…
Pourquoi n'avons nous jamais entendu cette idée ?

Cela compliquerai les discussions entre France et Allemagne.

Dans tous les cas l'impact pour les exportations allemandes serait concidérable
Martine said…
le 1er marché de l'Allemagne, c'est l'Europe. Alors pas sûr que l'Allemagne ait envie de sortir si vite de la zone euro
Martine said…
Keynes, c'est aussi la politique du New Deal et des grands travaux.
Ca ressemble à la politique de grands travaux européens voulue par les Allemands, non ?
Donc l'Allemagne veut aussi appliquer une politique Keynésienne, comme la France, non ?
Harry Beizer said…
@ Martine

Il est possible que les positions entre la France et l'Allemagne puissent se rapprocher concernant les "Projects bonds" (notamment si cela est fait au travers de la BEI). Cela permettra probablement à chacun (France et Allemagne) de sortir dignement de la confrontation initiée par Hollande.

Mais la situation est très différente concernant les Euro-Bonds, qui ne sont pas destinés à financer des travaux ou projets, mais les déficits courants des Etats.

Si ma compréhension des objectifs d'Hollande est correcte, il ne souhaite pas se limiter à une relance par des grands travaux (a), mais une relance par la demande et la consommation au sens large (b). En effet, à ma connaissance,
(a)un indice de l'opposition du député Hollande aux politiques visant l'investissement à long terme peut notamment être trovuée dans son action dans ses précédents mandats. Il avait en effet voté contre la mise en place du "grand emprunt" destiné à financer des projets à long terme (mis en oeuvre par la Loi de finances rectificative pour 2010 du 9 mars 2010;
(b) parmis les mesures proposées qui visent à augmenter les dépenses publiques courantes, on retrouve par exemple l'embauche de fonctionnaires, l'augmentation des revenus de transfert (allocation de rentrée scolaire), retraite à 60 ans.

Au contraire, la position de l'Allemagne (et également des pays comme l'Angleterre ou l'Italie) est que la croissance viendra de réformes structurelles visant à libéraliser l'économie, qui peut être accompagnée de façon conjoncturelle par des mesures d'investissement public.

Bref, je ne crois pas que les objectifs politiques de la France et de l'Allemagne soient identiques.
Bruno Kern said…
Très juste !

L'Euro serait dévalué par rapport à l'Euro Mark. Les prix des marchandises allemandes seraient donc augmentées de quelques dizaines de points; le cout du travail relatif aussi. C'est certainement les raisons pour l'Allemagne de rester dans l'Euro.

Pourtant nous avons déjà vécu une Allemagne avec une monnaie très forte. C’est le cas depuis quelques années par rapport à toutes les monnaies du monde et particulièrement par rapport aux dollars. On a constaté en même temps une progression des exportations allemandes sur ces marchés. Même sur les produits de consommation destinés aux clients finaux.

Finalement est-ce insurmontable pour l’Allemagne alors que ses importations (dont l’énergie et les matières premières) seront meilleurs marché ?

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